Observation de l’évolution de la proportion de Bemisia tabaci Middle East-Asia Minor 1 et de Bemisia tabaci Mediterranean selon le type de gestion phytosanitaire dans la culture de poinsettias

Les objectifs duprojet étaient 1. Évaluer l’efficacité de la gestion intégrée pour contrôler B. tabaci dans les productions de poinsettias au Québec. 2. Valider en situation de production si la proportion de B. tabaci MED est différente selon le type de gestion phytosanitaire utilisée (intégrée vs conventionnelle). 3. Développer une nouvelle expertise au Québec : l’identification de B. tabaci MED et de B. tabaci MEAM 1 en laboratoire. C’est confirmé, B. tabaci MED se retrouve plusieurs régions du Québec. Cette espèce de B. tabaci semble beaucoup moins fréquente que B. tabaci MEAM 1 (B. tabaci MED : 13 % ; B. tabaci MEAM 1 : 87 %). La gestion intégrée a permis un bon contrôle de B. tabaci dans trois des quatre serres en gestion intégrée de ce projet.

Développement d’un modèle prévisionnel de l’arrivée des altises à tête rouge dans les productions ornementales en pépinière

L’altise à tête rouge, Systena frontalis (Coléoptères, Chrysomélidés) est le ravageur le plus problématique dans les productions ornementales en pépinière au Québec. Elle occasionne de fortes pertes économiques (pertes de plantes et coûts de contrôle) et requiert des pulvérisations fréquentes. Les objectifs du projet étaient 1) Améliorer le modèle prévisionnel de l’altise à tête rouge (modèle de degrés-jours développé par l’IQDHO) et rendre ce modèle disponible dans le logiciel CIPRA et le site Internet d’Agrométéo Québec (www.agrometeo.org) et 2) Confirmer et identifier des repères phénologiques de plantes associés à l’arrivée des altises à tête rouge dans les pépinières. Ces deux outils de surveillance pourront être proposés aux producteurs pour leur permettre d’anticiper l’arrivée des altises à tête rouge et de mieux cibler leurs traitements phytosanitaires et peut-être même de réduire les quantités d’insecticides appliquées.

Développement d’un programme de lutte biologique contre le tarsonème en serres ornementales – Numéro IQDH-1-5-1754

Le tarsonème trapu (Polyphagotarsonemus latus) est le ravageur le plus problématique dans les productions ornementales en serre au Québec. Sa salive toxique cause des déformations aux plantes occasionnant de fortes pertes économiques (pertes de plantes et coût de contrôle). Ce projet de trois ans visait donc le développement d’une méthode de dépistage et de deux méthodes de contrôle afin de réduire efficacement l’utilisation d’acaricides en traitement préventif et curatif. Une méthode de dépistage non destructive des plants (prélèvement/agitation/filtration d’une jeune feuille) a été développée mais reste à peaufiner. Une première méthode de contrôle par trempage des boutures à l’eau chaude dès leur réception n’a pas donné de résultat concluant. La deuxième méthode de contrôle évaluée était l’utilisation d’acariens prédateurs. Introduits à taux élevé en
serre expérimentale (1 200 prédateurs en quatre introductions), les prédateurs Amblyseius swirskii et Neoseiulus cucumeris ont
réduit significativement les populations de tarsonèmes. A. swirskii était le plus efficace.